Les camps

Publié le par yannick

Auschwitz

 Le 27 avril 1940 , sur l'ordre de Himmler, un camp de concentration est créé a Auschwitz (OSWIECIM) , Pologne , entre Katowice et Cracovie .

 Le domaine utilisé occupait environ 42 kilomètres carrés ,dans une région marécageuse . Le climat brulant en été descend jusqu'à  -20 ou -30 en hiver .

   Le premier transport arrive le 14 juin 1940. Il est compose de 728 détenus polonais . La térrible sentence que dans tous les camps les SS se plaisaient à répéter à l'arrivée de chaque convoi a pris la sa lourde signification : " Ici on entre par porte , on sort par la cheminée ."

 Dans le K.L d'Auschwitz , à l'automne 1941 un " centre de mise à mort " fut testé sur des prisonniers de guerre soviétiques. Les essais ayant donné satisfaction , en 1942 , Auschwitz commenca à fonctionner simultanément comme K.L et comme camp d'extermination .

                                Le revier ( infirmerie !!!! )

 Au dernier appel , le 17 janvier 1945 , il restait 67 000 détenus pour Auschwitz et ses kommandos. Poussés sur les routes par une température de -20 , sans nourriture et mal vétus ,des milliers d'entre eux mourront en chemin , exténués , gelés ou assassinés d'une balle dans la nuque.

 Le 27 janvier 1945, il reste environ 5000 détenus pour acceuillir la délivrance que leur apportent les soldats soviétiques. Des centaines mourront dans les jours qui suivent la libération.

   Vingt ans après , de par le monde, il reste environ 30 000 survivants de l'enfer d'Auschwitz.


 

Ravensbruck

   Au début de l'année 1939, 500 détenus sont amenés de Sachsenhausen par les SS , pour construire , près du lac de Furstenberg , dans le Meklemburg, un camp de concentration pour femmes :Ravensbruck.

   Le site: une dune de sable si désolée que les bouleaux et les sapins ne réussissaient pas à en atténuer l'apreté, si froid qu'on l'appelle :" la petite Sibérie meklembourgeoise " .

  Le 13 mai 1939, un premier convoi de 867 femmes en provenace du K.L Lichtenburg arrive à Ravensbruck . De 1939 à 1945 , 150 000 femmes de 23 nationalités différentes y seront immatriculées .

   A trois reprises, le camp s'agrandit. Terrassement et transport des matériaux sont assurés par les détenus qui travaillent aussi pour l'industrie de guerre , en particulier pour l'entreprise Siemens et les ateliers de l'industriehof.

   Au camp central sont rattachés de nombreux kommandos extérieurs répartis dans toute l'allemagne. Certains , très importants, comptaient jusqu'à 10 000 détenus, de plus, les camps de Sachsenhausen, Buchenwald, Mauthausen, Dachau et Flossenburg faisaient appel à la main d'oeuvre féminine de Ravensbruck pour les besoins de leurs kommandos.

   Ravensbruck ne connu pas seulement la mort lente par épuisement et maladie. Les SS y utilisèrent toute les techniques de l'extermination: fusillade , empoisonnement par piqûres ,chambre à gaz.

   De criminelles expériences médicales furent également pratiquéssur les femmes et les enfants. Quand les victimes ne succombaient pas , elles restaient mutilées à vie .

   Même les femmes enceintes étaient déportées à Ravensbrûck. Les médecins SS reçurent , en 1942 , l'ordre de faire avorter toutes celles dont les grossesse était inférieure à huit mois . En 1943 , l'un de ces tortionnaires , le docteur Treite ,jugea préférable d'attendre l'accouchement et de faire étrangler ou noyer l'enfant en présence de la mère . La résistance toute neuve du nouveau-né prolongeait son agonie jusqu'à 20 ou 30 minutes . A la fin de la même  année , une nouvelle décision permit de laisser la vie aux nouveaux-nés , mais sans rien prévoir pour les acceuillir .

   Seuls le courage , le dévouement , l'abnégation des détenus affèctées au Revier permirent de sauver des mères . De 1943 à 1945 , sur nos 863 enfants à Ravensbrûck , presque tous morts de faim et de froid . Seuls ont survécus quelques bébés nés dans les derniers mois dont trois français : SYLVIE , GUY et JEAN-CLAUDE .

   La libération ne s'opéra pas de la même façon pour toutes les survivantes de Ravensbrûck et de ses kommandos .A partir d'avril 1945, la croix rouge international organisa des échanges par la Suisse . D'autres furent soumises à des marches terribles .Plusieurs milliers aboutirent finalement à Bergen-Belsen , à Mauthausen , ou, comme les déportés de Zwodau , aux confins de la Tchecoslovaquie. Certaines réussirent à fuir , comme ce groupe de françaises du kommando de Neubrandebourg évadées d'une colonne aux environs de Waren. 

  Pendant les derniers jours , le camp connut un désordre incroyable . Lorsque les troupes soviétiques y pénétrèrent , le 30 avril 1945 , elles ne trouvèrent qu'un petit nombre de femmes , et dans le camp qui leur était résèrve, 400 hommes complètement épuisés . A leur arrivée , les alliés durent creuser une fosse commune pour y enfouirent des dizaines de milliers de corps .

   De nos jours , il ne reste plus qu'une partie du camp : le bunker transformé en musée , le crématoire , une façade du mur d'enceinte que longe la fosse commune recouverte de roses de tous les pays et le térrible couloir des fusillés . 92 000 femmes furent assassinées à Ravensbrûck.

 


 Bergen-belsen

   Camp de prisonniers de guerre en 1941, Bergen est mis à la disposition de l'administration SS sur la demande de Pohl, vers le mois d'avril 1943 et devient camp de concentration ou sont d'abord internés les juifs " protégés" que les nazis envisagent d'échanger, ce caractère spécial du camp explique qu'il n'y est pas de kommando.

   Il est installé à 100 km de Hambourg , à 65 km de Hanovre , dans la lande de Lunebourg. Les premiers groupes de déportés sont des juifs d'Albanie , des Pays-Bas et de Pologne . A la fin de l'année 1944 , l'effectif est de 15 227 internés , il passera en mars 1945, à 50 000 dont 26 300 femmes .

   Peu à peu , Bergen belsen devient le " camp-mouroir " .

 

   Aux premiers jours d'avril 1945 , un second camp est installé , à quelques kilomètres du camp 1 , dans les casernes de Belsen . Il recevra les contingents d'hommes , de femmes et d'enfants qui , depuis fevrier à l'approche des alliés , viennent jour et nuit , par dizaine de milliers , à pied , en camions , des autres camps : Auschwitz , Dora , Dachau , Sachsenhausen , Neuengamme ... cet afflux de convois en désordre et les méthodes employées par Kramer provoquèrent une éffroyable tragédie .

  

  Lorsque les troupes britanniques pénétrèrent dans le camp , le 15 avril 1945 , elles découvrirent un spectacle horrible . ( voir photo 1 de l'article )

 


 Buchenwald

   Aux portes de la ville de Weimar qui jadis vit briller , autour de Goethe , un foyer prestigieux de la culture humaine , fut installé par les nazis le camp de Buchenwald .

   Situé dans la foret de l'Ettersberg et sur une colline balayée par le vent , le K.L.B entre en fonction fin juillet 1937.

  250 000 détenus de toutes nationalités sont passés par le KLB mais , à partir de 1943 , un grand nombre d'arrivants n'y séjournaient qu'un court laps de temps : une à trois semaines ou plus , durant lesquelles ils étaient parquées comme des betes au camp de quarantaine . Ce dernier était séparé du grand camp par des barbelés .

   Plus de cent kommandos extérieurs répartis dans le centre de l'Allemagne et jusque dans la Ruhr se trouvaient rattachés à Buchenwald. Quelques-uns comptaient de 5000 à 10 000 détenus, dont Dora qui devint plus tard camp autonome , et d'autres quelques centaines seuleument .

   Beaucoup travaillaient pour l'industrie de guerre , voire des entreprises privées , pour les chemins de fer , dans les mines de sel ...Les conditions y étaient souvent pire's qu'au camp central .

         

 Début avril 1945 , les SS reçurent instruction de liquider totalement le camp. Des convois énormes furent évacués vers Bergen-Belsen , Dachau , Flossenburg...Nombreux périrent au cours des marches de la mort ou au terme du voyage .

         

   Cependant , grâce à l'action décisive de l'organisation clandestine puissante et préparée au combat , les SS échouèrent dans leur ultime entreprise d'extermination . Les groupes de choc libérèrent  le camp le  11 avril 1945 , quelques heures avant l'arrivée des blindés américains . Il restaient alors moins de 25 000 détenus au K.L.B .

   Les archives et registres du camp ont permis de dénombrer 56 000 décès " officiels" mais ce chiffre  ne comprend pas les morts de tous les kommandos et des marches d'évacuation .

 

 


 

Dora-mittelbau

   Sous le nom de "mittelbau" , les nazis désignèrent , à partir de l'été 1943, un ensemble d'installation pour l'industrie de guerre aménagées autour d'un même centre : Dora, situé dans les collines du Harz , aux environs de la ville de Nordhausen.

   Le but était double. D'une part , à cause des bombardements qui avaient détruits leurs meilleures bases d'armements , notamment celle de Peenemunde , regrouper une série d'usines et d'ateliers pour y fabriquer , sous la direction du savant et criminel Werner Von Braun , les armes secretes v1 et v2 dont les nazis attendaient un revirement de la situation militaire .

   D'autre part , utiliser une main d'oeuvre concentrationnaire bon marché , qu'il serait facile de réduire au silence en l'exterminant , afin de garder le secret . Le premier convoi arriva de Buchenwald dans les premiers jours de 1943 , il fut rapidement suivi de beaucoup d'autres . Ainsi naquit le camp de Dora.

   

  Dora cesse d'être kommando de Buchenwald vers la fin de l'été 1944 , il est officiellement reconnu camp autonome le 28 octobre suivant .

   Dora , c'est d'abbord un tunnel construit sous la colline Kohnstein. Jusqu'au début 1944, il n'y eut pour les déportés travaillant à creuser et à aménager ce tunnel , ni baraquements, ni installations sanitaires d'aucune sorte .Ils étaient enfermés dans les galeries souterraines , soumis quotidiennement à un travail forcé de 12 à 14 heures, se relayant sans voir la lumière du jour , jusqu'à ce qu'ils fussent "bon pour la casse" comme disaient les SS. Il en mourait jusqu'à une centaine par jour. Enfin, le camp fut construit près de l'entrée du tunnel. Les détenus y furent entassés et leur effectif s'éleva jusqu'à 28 000 à partir de l'été 1944. L'enfer de Dora , au dela du tunnel , s'étendit alors à toute une série de kommandos extérieurs , d'Ellrich à Rotlberode et autres lieux .

   Le sabotage de la production de guerre hitlérienne fut tres poussée a Dora . De nombreux organisateurs de la résistance dans le camp , dont le détenu allemand Albert Kuntz , payèrent de leur vie leur action héroîque .

   A partir du 1er avril 1945 , à l'approche des alliés , les SS entreprirent l'évacuation de Dora et des kommandos de mittelbau en direction du nord , notamment vers Bergen-Belsen ou beaucoup périrent . D'autres connurent une mort atroce dans la grange de Gardelegen et sur les routes .

 


 Sobibor

   Situé dans la région de Lublin ,district de Wlodowa, à l'orée d'une forêt de pins clairsemée, Sobibor commence son travail de mort au debut de mai 1942 puis , de juin à octobre 1943 , force la cadence avec 20 convois par mois d'une soixantaine de wagons chacuns .

   

   L'installation est encore plus sommaire qu'à Tréblinka : un simple moteur alimente les chambres à gaz. Par contre les bûchers d'incinération sont un peu éloignés du camp , des wagonnets les ravitaillent . 

   Comme ceux de Tréblinka , les détenus de Sobibor écrivent une page glorieuse dans l'histoire de la déportation. Une insurrection dirigée par l'officier soviétique Alexandre Petcherski , éclate le 14 octobre 1943. Elle permet quelques évasions et sera suivie de l'anéantissement progréssif du camp qui s'achève en novembre suivant . 

 


 

Neuengamme

   Installé en 1938, c'est le grand camp du nord de l'Allemagne. Sur la rive droite de l'Elbe , au milieu des marais , à 25 kms de Hambourg, il est d'abord un kommando de Sachsenhausen ou les détenus travaillent dans une briqueterie confisquée à des juifs par les S.S .

                                  Briqueterie de Neuengamme

  Le 4 juin 1940 , il devient camp autonome , 80 % des détenus sont alors des criminels allemands. Le camp ne cesse de s'agrndir et reçoit . de 1940 à 1945 , prés de 100 000 détenus de toutes nationalités , parmi lesquels 11 000 français dont quelques centaines seulement survécurent .

 

   Quand ils n'étaient pas occupés à extraire de la glaise pour la briqueterie ou à travailler pour les usines d'armements et de constructions navales , les détenus devaient combler les marais , décharger les péniches , effectuer les travaux d'entretien du camp , au prix d'efforts exténuants qui coutèrent la vie à des milliers d'entre eux.

   Le camp disposait d'une gare désservie par un branchement particulier et d'un petit port fluvial, creusé sur un canal par les premiers intèrnés .

   Une soixantaine de kommandos extérieurs dépendaient de Neuengamme . On les trouvait à la frontière germano-hollandaise , autour de Hambourg, Brème , Minden , Hanovre , en Schleswig-Holstein , à l'embouchure de la Weser , dans la région de l'Elbe moyenne , le Brunswick et jusque dans "les anglo-normandes". Parmi ces kommandos , certains n'utilisaient que 100 ou 200 détenus , d'autres en comptaient plus de 2000 .

   Dès le débyt d'avril 1945, l'avance alliée a l'ouest provoqua le repli des kommandos vers le camp central . Presque en même temp , l'avance soviétique à l'est entraina l'évacuation générale du camp . Elle se fit par convois succéssifs , d'abord en direction de Bergen-Belsen. Cte exode donna lieu à d'effryables tueries comme celles de Sandbostel et de la rade de Lûbeck évoquées par ailleurs.

 

                               

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

  

 

  

   

 

 

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MuSe 01/02/2006 22:00

C'est une terrible période de l'histoire...
Chaque fois que je tombe sur un film ou un article qui parle des camps, je me demande à plusieurs reprises si c'est bien vrai ou si je rêve... Comment l'humanité a-t'elle bien pu atteindre de telles bassesses ???????????? C'est horrible et très dur à voir.
Certains disent que dans le monde il arrive encore des choses du même genre, c'est écoeurant de ne rien pouvoir y faire...
La traite des noirs et ça, les plus grandes hontes connues, collectives et organisées de l'humanité...
Merci de nous rappeler que ces choses ont existé, honte à nous "humains".

yannick 01/02/2006 22:16

tu as tres bien compris l'esprit du blog et ca j'apprecie énormement merci a toi et n'hesites pas a revenir je vais rajouter encore plein d'infos
yannick